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23 novembre 2007

INFO INDISPENSABLE N° 3

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 0f55941a68b6c74ae32dfe78ef7c80d3.jpg  BIPEDIE

La bipédie serait le propre de l’homme...en principe. Le fossile nommé Orrorin indique que la station debout est apparue dans les milieux forestiers ( et non dans les savanes ).

Question : qu’offrait la station debout comme avantage dans cet environnement ?. A Liverpool Robin Crompton et ses collègues apportent une réponse.

C’est en étudiant durant une année les orangs-outans de Sumatra, ( frugivores comme certainement nos ancêtres ) qu’ils ont observé une relation entre le type de déplacement et le diamètre des branches.

Plus les branches sont étroites, plus le singe marche redressé, or les fruits les plus abondants sont aux extrémités des branches. Le support étant de plus en plus instable, le singe doit se redresser pour garder l’équilibre.

La bipédie a pu être conservée quand la forêt s’est clairsemée, à la fin du Miocène, afin d’aller au sol, d’un arbre à un autre.

Science vol.316 2007

UN MODELE POUR LES DDE (dir départementales de l’équipement)

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Pour améliorer la viabilité de la route qui mène du nid aux proies tuée, lors de la marabunta (migration massive de fourmis qui dévorent tout ce qui est comestible sur leur passage…un essaim compte jusqu’à 200.000 chasseurs !), ces fourmis d’Amérique centrale ont une stratégie pour accélérer ce trajet : certaines fourmis comblent les « nids de poule » de la route de leur corps.

L’expérience a été répétée sur différents parcours, trajets faciles ou accidentés, rien ne les arrête, et toujours, pour faciliter l’avancée de leurs congénères, des fourmis s’insèrent dans les trous, seules ou bien à plusieurs.

Animal Behavior 2007

ALZHEIMER

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Bruno Dubois ( unité INSERM  610, Paris ), en collaboration avec Howard Feldman de l’Université de Colombie britannique à Vancouver ( Canada ) propose un nouveau diagnostic pour déceler la maladie d’Alzheimer, 3 ans avant l’apparition de la démence.

55% ont des troubles de mémoire, mais seuls 5% des plus de 65 ans développent la maladie.

Les neurologues ont identifié un test de mémoire fiable à 92% pour affirmer, ou infirmer une maladie d’Alzheimer.

Ce test évalue la mémoire épisodique ( évènements personnels ).

Une liste de 15 mots est énumérée ( chien, voiture, tulipe, arbre..), il est demandé à la personne testée de répéter ces mots 10 minutes plus tard; beaucoup de sujets ne se souviennent pas de tous les mots.

Si, pour aider le sujet, l’expérimentateur lui dit qu’il y avait un nom de fleur…le mot tulipe ressurgit : la mémoire épisodique est intacte.

En revanche, cette mémoire est altérée chez les personnes souffrant déjà de la maladie d’Alzheimer.

Enfin les 3 critères suivants doivent aussi être remplis pour être sûr que la maladie d’Alzheimer est là :

- L’imagerie cérébrale montre une diminution du volume de l’hippocampe.

- Les concentrations de deux des protéines qui constituent les lésions sont anormales dans le liquide céphalorachidien ( ponction lombaire ).

- Les régions temporale et pariétale du cerveau ont une activité métabolique réduite ( observée par imagerie médicale ).

Mais une personne manifestant ces troubles et présentant l’un de ces 3 critères ne pourra que retarder l’apparition de la démence en suivant un traitement…

The lancet neurology, juillet 2007

Anne Vanier-d.

La fiche technique

 

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 Fiche Technique  de   «  ri  B  osome  » 

4  exemplaires

Livres muraux démontables réalisés en 3 parties qui sont les suivantes : 

 1 socle mural en acier (90cm x 70cm) avec 4 encoches dans retour d’acier pour passage de  visses. Chevilles nécessaires à l’accrochage : type multimatériaux,  diam 8 mm x 51 mm pour perçage de 8 mm de diam. par 60 mm de profondeur . Visses de 5 ou 6 mm de diam. Et 70 ou 80 mm de longueur.

1 boîtier par livre en altuglas, avec porte coulissante latérale ( 340 x 440 mm ) qui intègre le socle. 

 Dans 1 boîtier -

1 colophon imprimé sur Pao Rose contrecollé sur Dibond – 

1 plaque  de Dibond, contrecollé de feuilles de Platane Maillé - texte de J.Verdetti traduit en 3 langues –

2 plaques de Dibond, contrecollées de feuilles de Tulipier - texte de S. Molina traduit en 3 langues -          

2 plaques de Dibond, contrecollées de feuilles d’ Erable Moucheté – texte de G. Moraton traduit en 3 langues-  Textes traduits en Anglais, Allemand et Norvégien.  Impression des textes par lampe U.V  -  

 1 photo de P.Bianchi – 1 photo de J.Gérard – 1 technique mixte de F.Boitard – 1 aquarelle réhaussée de E.Keh – 1 bande sonore gravée sur CD de P.Depoorter –1 DVD mettant en scène la manipulation des 4 ouvrages -  1 coque démontable ( armatures avec pommelles ) par livre – 

 Livres 1/4 et 3/4 : coques avec dinettes. 

Livres 2/4 et 4/4 : coques avec mosaïques recto-verso.

Les 3 mots donnés il y a 12 mois aux personnes chargées de réaliser les œuvres originales qui sont insérées dans les boîtiers sont : Ligne -Processus -Place.

Chaque socle, chaque coque et chaque boîtier est stocké dans une housse individuelle rigide.

Poids d’un ouvrage complet : 28 kgs.

 

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Pour tous renseignements complémentaires, merci d’écrire à lindicepensable@orange.fr

17 novembre 2007

L'inauguration

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06 novembre 2007

Préface en Français des déclinaisons/catalogues, par Régine Detambel

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Préface par Régine Detambel

Tout le monde cherche le fameux passage du Nord-Ouest, qui ouvrirait le chemin entre le continent des sciences et celui des arts. On se comporte donc comme face à une impitoyable tectonique des plaques, je veux dire : comme si une faille réelle séparait ces territoires. La pluralité des Muses continuerait donc à morceler la création humaine ? Au lieu qu’il faut, d’urgence, opérer un retour à la Pangée, à ce monde plein, uni, d’avant la dérive des continents… Ce qui ne veut pas dire que l’artiste tournera le dos au monde de la Terre ni qu’il doit faire ses adieux à la chose humaine comme matière d’art. Nul besoin non plus de récits futuristes, ni de virtuosité formelle particulière. Imaginons un récit très banal, mais où presque tous les mots, substantifs, verbes, voire adjectifs seraient des mots neufs, issus des nouvelles biotechnologies. On y voit quelque chose, qui pourrait bien être la poésie de l’avenir. Si les ribosomes, ces petites choses en sucre, sont capables de traduire plus de cinquante protéines dans leur langage codé — comme autrefois l’homme pré adamique parlait toutes les langues d’avant Babel —, alors pourquoi ne pas lui emboîter le pas ? Que n’exploitons-nous ces nouveaux espaces de transcriptions comme terrains de fictions, d’épopées, etc. Même si c’est, dans un premier temps, pour y transporter nos vieilles carcasses sexuelles et psychologiques. De quelles comédies, de quelles farces pourrait-on animer les ribosomes et la double hélice de l’inspiration protéique ? Cette double hélice, en tout cas, remettrait en route notre petit moteur à transcendance…

Pour cela, on peut, comme la nature et le savant, s’attaquer aux unités mêmes du code. Le poème est un laboratoire où réaliser des expériences de mutation langagière, où les fragments brisés de la langue subissent des recombinaisons. Il nous faut des mutants lexicaux. A moins qu’on ne considère — ce qui est, somme toute, le plus probable — qu’il se produit évidemment une métamorphose organique, régulière, des mots. Relisez vos vieux dictionnaires… Maurice Dantec a proposé de soumettre le roman à une expérience imitée des pratiques génétiques. L’art littéraire, « s’il en reste quelque chose, devra s’apparenter à celui du biochimiste moléculaire, qui décode et assemble les gènes nécessaires à la création du Frankenstein terminal, en d’autres termes nous devrons passer la littérature, et le Monde, sur la table de dissection, dans le tunnel de notre accélérateur de particules, et expérimenter sans attendre, en commençant par observer avec attention les dégâts ainsi produits[i] ». Pour qu’une forme vive, il faut qu’elle se dépasse ! Dantec compare souvent le code génétique à un roman (« roman de notre vie biologique, il est composé de trois milliards de signes, avec un alphabet de quatre lettres, formant environ cent mille paragraphes ou chapitres, chacun, un gène, codant l’histoire d’une protéine nécessaire à telle ou telle fonction dans tel ou tel organe[ii] »). Désormais une œuvre de fiction pourrait être l’application à un premier récit d’une mutation dont les conséquences se donneraient à lire dans la seconde partie, le livre se dédoublant ainsi « dans un rapport de transcriptase inverse[iii] ». Mais François Jacob souligna les limites de ce rapprochement texte/gène : « le fameux message de l’hérédité, transmis d’une génération à l’autre, personne ne l’a jamais écrit[iv] ». Et c’est sans doute pour tenter de contredire Jacob que le poète et plasticien brésilien Eduardo Kac emploie les biotechniques pour « rédiger », à des fins artistiques, un texte vivant.

Kac propose d’utiliser les biotechnologies et les organismes vivants en poésie comme un nouveau domaine de création verbale. Dans son manifeste de 2003, Biopoetry, il envisage une « scriptogenèse », c'est-à-dire une « poésie transgénique » consistant à traduire des énoncés humains dans un code à quatre caractères, semblable à celui des gènes, à synthétiser les molécules d’ADN correspondantes, à les incorporer dans le génome de créatures vivantes et enfin à en étudier les variations au fil des générations « par mutation, perte ou échange naturel d’ADN », en retraduisant en langage humain la section correspondant à ce « transpoème[v] ». Dans Genesis (1999), un verset de la Bible a fait l’objet de cette traduction pour être intégré à l’ADN d’une bactérie, cultivée ensuite dans des conditions favorisant les mutations, de sorte que le verbe sacré, loin d’être protégé par cet archivage de chair, a subi des modifications permettant au poète de présenter les bactéries comme des co-énonciateurs de l’œuvre. Qui parle ?

Apollinaire réclamait déjà une possible poétique du vivant. Barthes étudiait la biologie du style. Il y a donc déjà du ribosome dans le style d’un écrivain. La voix s’élève, s’élabore, à la limite de la chair et du monde et le style n’est jamais que métaphore, c'est-à-dire équation entre l’intention littéraire et la structure charnelle de l’auteur. Le style, c’est déjà du bio art, c’est un art in vivo. Toute poésie est déjà une bio poésie !

 On n’a pas attendu le généticien pour devenir le poète des espèces à venir, mais on lui demande sans doute de rendre compte, non seulement de l’éthique, mais aussi de l’esthétique du monde dont il sera l’auteur. Pourtant, il ne s’agit pas seulement d’un problème moral. Ce qui est en jeu, ici, c’est d’abord et avant tout, la puissance de la littérature, celle de l’art. Il faudrait plutôt tenter de maintenir la pureté de ce champ contre la confusion croissante entre art et science (mais science comme expérience brute…) qui substitue au travail de la langue (ou du matériau, de la lumière, pour le plasticien) l’alibi du progrès. Faire écrire un livre à un ribosome ne suffit pas. Ne vaut pas littérature. Il réduit plutôt, d’un seul geste, et le texte et la vie dont il s’est nourri. Le réel ne suffit pas à faire littérature, pas plus que l’aveu une œuvre ou la sincérité un auteur ou les hormones un amour. Continuer donc à creuser l’écart, à nourrir la faille, puisque cet excès où disparaît le sujet (le thème comme le moi), ouvre seul l’espace où peut encore advenir l’art.

[1] M. Dantec, « La littérature comme machine de la troisième espèce » [1999], in Périphériques, Seuil, 2003, p. 112.

2 M. Dantec, « La fiction comme laboratoire anthropologique expérimental » [1997], id., p. 132-133.

3 M. Dantec, Villa vortex, Paris, Gallimard, « La Noire », 2003, p. 386.

4 F. Jacob, « Le modèle linguistique en biologie », Critique, n° 322, mars 1974, p. 200.

5 E. Kac, Biopoetry [2003], <www.ekac.org/biopoetry.html>, nous traduisons.


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05 novembre 2007

Préface en Français de Michèle Jung/déclinaison en petit format des 4 riBosome

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L’objet de l’art…  par Michèle Jung

Psychanalyse et — eSt— Art. Avec l'intrusion du S du signifiant, s'opère un retournement de la figure proposée. À l'entendre ce S sonore —, que pouvons-nous articuler — pour nous — lorsque nous nous appliquons à ce travail d'écriture, d’une écriture qui puisse faire figure dans une conque de regardant ? L’harmonie pentagonale de cette cinquième réalisation de livres d’artistes muraux — quinte-essence — se substitue à l’hexagone étoilé de l(un)’alvéole de cire nécessaire à l’abeille[1]… Cire-cérumen, cause d’un non-savoir-audire quand on sait que « leur lenteur à s’en apercevoir montre quel cérumen les sépare de ce qu’ils entendent à ce qu'ils en fassent parabole ». Cire-opercule du Wunderblock révélant la trace d'un texte perdu, mesuré à la profondeur des dépressions griffées par la pointe aiguisée, sur la cire-matière, sur le corps troué.

Alors, écoute de l'analyste — jamais absolument certaine de comprendre — s’imposant inlassablement de graphier, avec l'idée et l'espoir d'une lumière venant d'une trace première, toujours déjà là, exposée à être conquise de force, fracturée, frayée.

Art et — eSt — (psych)Analyse. Retournement annoncé. Renverser la proposition pour échapper à toutes les analyses de Freud-lecteur sur les processus de création, sur la validité de sa méthode analytique visant à une confirmation de ses vues sur l’inconscient et le rêve. Dans la Traumdeutung, lorsqu'il traite du « Rêve de la mort des personnes chères », Freud analyse l'Œdipe de Sophocle dont il dit que : « Die Handlung des Stückes besteht nun in nichts anderem als in der Schrittweise gesteigerten und kunstvoll verzögerten Enthüllung — der Arbeit einer Psychoanalyse vergleichbar »[2]. Ça, les autres vont très bien le faire. Nous, revenons à nos moutons, car Grande est la Diane des Éphésiens.

Comme s'il craignait de rencontrer cette « Origine muette, prometteuse de vie… », ornée de testicules de taureaux de la ceinture aux pieds, Freud reste en retrait quand il écrit cette note de lecture, en 1911, un an après Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. Face à l'œuvre, il se déclare incompétent pour définir l'essence de l'art, « forme belle au désir interdit ». Il reste prudemment en marge du champ du beau.

La toute-puissance (pro)-créatrice de cette divinité maternelle pourrait, peut-être ? nous emmener au centre d'une réflexion sur l'art. Le mot est lâché : ART — A-R-T — mais pas défini. Tant mieux. « Alors, l’art… Ajout, artifice au renoncement d’amour que le sujet attend du père». Art… Artifice… Un seul mot en allemand : die Kunst. Masculin en français, féminin en allemand. « Elle », l’art mise au féminin — Artémise. Fil rouge qui conduit à la mère, au désir le la mère. Ainsi, ce mot « Art » ne demeurera pas figé, il (elle) va même nous tenir éveillé. Alors, paroler sur l’art…

L’Art : une éthique. L’éthique de la psychanalyse. Livre VII. Au Seuil, 1986. Au Seuil de la barrière du désir qu’il faudra franchir… Au fil de ce Séminaire, Lacan commente le destin du héros tragique représenté par l’Antigone de Sophocle. Antigone représenterait ce que pourrait être cette éthique tragique de la psychanalyse : l’agir en conformité avec son désir. « Il y a un certain rapport du beau avec le désir ». Avec le désir de la mère… La Chose — que nous ne pouvons atteindre qu’à travers la Sublimation — « choix absolu, choix qu’aucun bien ne motive ».

Donnons alors Plain-Chant à Anne Vanier-drüssel qui démontre que les formes produisent du sens, que la signification du texte ne se déduit pas de ses seules ressources verbales, et dont les publications rappellent avec force que les effets de sens, produits par les forces matérielles, sont au coeur des tensions et des luttes qui ont pour objet, je crois, la domination symbolique. C'est dans la stratégie de ces franchissements qu’Anne V.-d. s'offre le bénéfice de sa jouissance.                                                                                             

  Avignon, septembre 2007

En hébreu, le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr, parole. Les abeilles deviennent mères par le travail de leurs lèvres, sans enfanter.

« La pièce n'est autre chose qu'une révélation progressive et subtilement différée — comparable à une psychanalyse ».

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