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16 octobre 2014

Vidéo des livres

 

Pour des raisons de longueur, et donc de poids (dans le langage ordinateur l'un égal l'autre), la vidéo ici collée ne comprend que les oeuvres graphiques réalisées par Fabien Boitard, Elisabeth Keh-Chalas, Jeanne Gérard et Paolo Bianchi.

Pour retrouver l'intégralité de ce que contiennent les livres, veuillez voyager dans les notes suivantes ou dans les archives.

09 août 2013

Bonjour

 

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Bonjour,

Dans ce blog je vais essayer de vous présenter le plus clairement et agréablement possible les livres d’artistes muraux que je réalise dans le cadre des éditions l’Indicepensable.

Vous pouvez voir un certain nombre de photos : celles des préparatifs, de l’inauguration qui a eu lieu en Novembre 2006, des photos des œuvres visuelles conçues pour les 4 livres et vous pouvez lire les textes commandés aux 2 écrivains choisis pour le projet, ainsi que les traductions en Anglais, Allemand et Norvégien de ces textes.

Vous pouvez en cliquant sur le mot « musique » écouter 2 extraits de la musique créée par Pascal Depoorter pour les livres. Ce jeune musicien sait jouer des sons naturels qu’il mixe à des phrases musicales, phrases  qu’il joue sur des instruments fabriqués par lui, les rythmes électroniques trahissent son goût pour le trip-hop et l’électro…entre autre.

Anne Vanier-d.

09 janvier 2012

Un ribosome c'est...

 

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Une machine cellulaire qui constitue des protéines, acide aminé par acide aminé, en utilisant l'information du génome ( ADN ).

A ribosome it is...

A cellular machine which constitutes proteins, acid amino by amino acid, by using the information of genome (ADN).

02 janvier 2012

la musique de riBosome/ BON DE COMMANDE pour le cd

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 Extrait N°1 et N°2 C’est par lui même qu’un processus sonore s’exécute.

Extract N°1 and N°2 It is by him even as a sound process is carried out.


podcast


podcast

"Il prend place par l’occupation d’un espace. Son chemin est  une ligne invisible ou imaginaire qui sépare deux mondes. Celui du silence de celui des rêves. Profondeur, tonalité, volume, grain, couleurs, sont autant d’éléments qui mis bout à bout forment cet ensemble que l’on peut nommer : Processus sonore.

Sur une ligne droite, le son se déplace vers le lointain.

Diffusé, il habille les lieux, couvrant ce qu’il atteint de multiples rebondissements. Comme un liquide qui s’infiltre, l’onde sonore passe les murs et les frontières, va et vient au rythme des vibrations. Sa courbe devient l’évènement. Celui même qui transfigure le processus qu’elle implique. Chronologiquement les sons s’ordonnent  que cette logique fasse sens ou non !  Cette bande son peut être écoutée comme une quantité de points alignés, formant une ligne. La place de chaque point portant la conséquence du point suivant.  Cette structure sonore forme irrémédiablement un processus. Répétés, les sons disent la persistance du passé sur le présent.

Ordre et chaos, répétitions et oublis s’entremêlent. Une place se dessine aux limites de nos cinq sens. Avec ce parcours sonore, je vous invite à suivre une ligne dont la trace fixe les contours d’un monde qui se renouvelle". Pascal Depoorter            

Pour la musique de riBosome

Octobre 2006

Il a été exceptionnellement édité 50 exemplaires des cd de la musique de Pascal Depoorter pour l’inauguration du 18 Novembre 2006, ces exemplaires sont numérotés et signés par l’artiste. Hormis cette édition et les cd présents dans les 4 livres puis la déclinaison éditée à 100 exemplaires, il n’y aura pas d’autre édition de cette musique. Le boîtier est un boîtier transparent, dans lequel la photo du mot ri B osome, formé en Kapla, est imprimé en double sur transparent.             

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01 janvier 2012

LES EDITIONS

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L’Indicepensable est née d’un désir ancien de faire que des métiers s'amusent sérieusement côte à côte: Je suis partie de mes lectures du "Scientific American" en français. Ces lectures régulières me font parfois aperçevoir des formes que certains artistes produisent peu après.

Les noms, les termes, le vocabulaire de la biologie, de l'astrophysique, de la mécanique des fluides est si réjouissant que j'ai senti bien vite que j'aurais envie de glisser là-dessus pour joindre l'extrémité de mes domaines d'élections, qui sont, ceux irréductibles, de la peinture, du dessin, de la gravure, de la photo, de la sculpture, de la céramique et ceux, intimement ancrés de l'architecture, du cinéma, des matériaux bois, acier, plexi, du dessin de presse, de l'humour noir des Topor-Steinberg, de l'Art d'aujourd'hui ( qui tient à celui d'hier ) et, de mon goût des métiers d'Art et des Artisans d'Art.

Qu'allait-il rester si je me focalisais sur un domaine, sur un thème, sur un mot, sur quelques artistes, sur quelques écrivains, sur un musicien ?.

Lorsque je tiens le thème, que s’ajoutent les matériaux, le type d'écriture, l'intuition des images que je souhaiterais voir habiter une structure murale, lorsque je vois que l'année qui vient "s'ouvre" magiquement, que je me sens l'énergie d'aller chercher des financements, des partenaires, ET que je me sens aussi la force quelques peu inordinaire de jongler avec les tempéraments des personnes qui vont intervenir...et ce durant 1 année et demie...ce qui est long, long, long...alors des livres de la collection riBosome peuvent naître.

Les croquis, les essais, les mots à donner aux artistes intervenants, les contraintes techniques apparaissent petit à petit, et je ne brusque rien.

La maquette arrive peu de temps après la détermination des matériaux et des quotes.

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 Ces 4 riBosome, ce sont des commandes d'oeuvres à 14 personnes, 3 techniques inédites, jamais utilisées avant dans une édition, 8 partenaires techniques, 6 financeurs pour 4 livres mesurant 90 cm de haut par 70 cm de large et 30 kilos par livre. Chaque riBosome est unique, la main de l’homme est partout malgré les techniques de pointe, chaque ouvrage a un caractère différent, bien marqué, comme dans une famille.

Ce ne sont pas des livres objets, ce sont des livres sujets !

Ce sont 4 œuvres rares et qui n’ont pas de précédent dans l’édition française. Merci à ceux qui voudront observer cette folie si jubilatoire - et si fondatrice.

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Le texte scientifique en Français.

 medium_Le_dessin_qui_aura_été_à_l_origine_de_la_maquette.5.jpg                                                              ribosome ( dessin d'avant-projet )

 

Spécificité et plasticité des réseaux de signalisation cellulaire

Les axes de signalisation décrits précédemment font partie de systèmes dynamiques dont les composants dialoguent par des interactions moléculaires et des réactions de phosphorylation.

Vers une circuiterie semi-solide - Les interactions protéine-protéine mises en jeu font appel soit à des modules reconnaissant spécifiquement des résidus tyrosine phosphorylés dans un contexte particulier, soit à des séquences riches en protéines ou à des lipides. Ces assemblages moléculaires, tel un « lego », permettent d’établir une circuiterie où la notion de proximité entre les protéines semblent représenter un principe aussi important que la diffusion passive de messagers secondaires.

Spécificité cellulaire- Un des problèmes pour ce type de signalisation est de comprendre comment des centaines de récepteurs membranaires différents peuvent engendrer des réponses cellulaires spécifiques, alors qu’il existe un nombre relativement restreint de voies de signalisation de la membrane au noyau. Une solution à ce problème réside dans le fait que les différents réseaux de signalisation spécifique sont utilisés de façon combinatoire, chaque récepteur utilisant une combinaison spécifique « d’intégrateurs ». Une autre possibilité implique que la réponse cellulaire à un récepteur donné soit dictée par la disponibilité, au niveau de la membrane dans le proche environnement du récepteur, des composants des différentes voies de signalisation. Dans cette hypothèse, il est nécessaire d’envisager l’existence entre la membrane et le noyau de microdomaines dans lesquels le trafic des protéines est restreint. Comme il a déjà été mentionné, les composants trouvés aux mêmes « étages » des différentes voies de signalisation présentent à la fois des homologies structurelles mais aussi fonctionnelles très importantes. Malgré cela, on observe que chaque voie est spécifique d’un stimulus donné ( ainsi l’activation de la voie spécifique du stress cellulaire ne fera jamais proliférer la cellule).

 Combinaisons multiples pour réponses spécifiques  - Au-delà de cette signalisation linéaire de la membrane au noyau, il est clair que la plupart des circuits sont dotés d’une extraordinaire plasticité. Cette propriété leur permet de coopérer de façon spatio-temporelle ( voie MAP kinase, voie JAK), et ainsi d’activer de multiples facteurs de transcription dont la présence simultanée est nécessaire à l’activité de nombreux promoteurs.

 Intensité des signaux : notion de seuil - Des observations troublantes ont montré qu’en fonction du type cellulaire, les mêmes facteurs de croissance pouvaient induire soit une prolifération, soit une différenciation. Ainsi, le FGF ( fibroblast growth factor ) qui est un mitogène puissant pour de nombreux types cellulaires induit une différenciation d’une lignée cellulaire ( cellules PC12 ). Un autre facteur de croissance EGF ( epidermal growth factor ) stimule la prolifération  de ces mêmes cellules. Globalement, les deux facteurs de  croissance empruntent les mêmes voies de signalisation. Cependant, une analyse détaillée a permis de montrer que la différence observée en réponse au FGF est corrélée à une activation persistante de ras-GTP et des MAP kinases qui se délocalisent dans le noyau pendant plusieurs heures. Au contraire, la prolifération des cellules PC12 en réponse à l’EGF est corrélée à une activation de Ras-GTP et de la MAP kinase qui demeure localisée dans le cytoplasme. Ainsi, la modulation de l’intensité et / ou de la durée d’activation provoquée par  les deux facteurs de croissance semble représenter une composante importante de la réponse cellulaire finale. Ce concept rejoint les effets de seuil bien connus en biologie du développement où des variations graduelles de la concentration d’un ligand ou bien de celle d’un facteur nucléaire provoquent des différences fondamentales de l’expression génique.

Vers une multitude de réseaux de signalisation - Les techniques de biologie moléculaire ont récemment révélé l’existence de nouvelles protéines homologues des protéines kinases de la cascade des MAP kinases. Ces résultats ont permis l’élucidation de plusieurs voies parallèles des transductions de signaux qui, en activant de façon séquentielle des protéines kinases, fonctionnent de manière analogue à la voie classique mitogénique. Ce type de modules de signalisation a été mis en place très tôt dans les processus d’évolution puisqu’ils existent dans la levure. Il est à noter que la voie des MAP kinases est activée par la plupart des facteurs de croissance et joue un rôle dans la prolifération cellulaire et l’activation des autres voies. Elle est observée en réponse à des facteurs qui « agressent » la cellule, tels les rayons ultraviolets, les chocs thermiques, les changements d’osmolarité ou l’exposition à des inhibiteurs de synthèse protéique.

 CopyrightFrance.com

Photo de Delphine Joseph, kaplas de...Kapla, petites mains et idée d'A.Vanier-d.

 

kaplas,photo,delphine joseph

 

kaplas,photo,delphine joseph

 

kaplas,photo,delphine joseph

Ces photographies ont été prises sur le chemin de l'observatoire privé de Mr Groubert, je le remercie d'avoir accepté notre périlleuse installation le temps de quelques heures. Les lettres, écrites en planchettes de bois Kapla ont été offertent par la société Kapla. 

14:25 Publié dans Art Editions | Lien permanent | Tags : kaplas, photo, delphine joseph

09 août 2010

INVENTAIRE DU MONDE saison I - de Gilles Moraton

Pour cette note estivale, une primeure, une nouveauté, que dis-je une immortalité en cours ! 

Mieux encore: une pensée fraîche comme un tic-tac et beaucoup, beaucoup plus longue en bouche.

Gilles Moraton, un des deux écrivains du projet ri B osome fait son INVENTAIRE DU MONDE.

Un projet littéraire gigantesque et savoureux (l'un peut aller avec l'autre, surtout avec Gilles !)

Je lui laisse la parole. Vous n'avez qu'à suivre ses instructions à la lettre (votre ordinateur n'explosera pas dans cinq secondes):

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Petite explication (de l'auteur): 

J'ai partagé le monde – et la connaissance que j'en ai – en grande classes, qui elles-même peuvent parfois mais c'est rare être subdivisées en sous classe. A l'intérieur de chaque classe se trouvent des cases que je remplis avec des textes. C'est aussi simple que cela. Il y a :

·         La classe des êtres humains.

·         La classe des êtres humains-sous classe des idiots

·         La classe des animaux

·         La classe des objets

·         La classe des lieux

·         La classe des travaux intellectuels (thèses, essais, mémoires, articles etc.)

·         La classe des œuvres imaginaires et de création (littérature, peinture, musique etc.). 

Quand un sujet est à cheval sur plusieurs classes, il est intégré à la première. 

Chaque texte peut se décomposer en plusieurs parties pour son contenu (ex une vie humaine peut se décomposer en 3 ou 4 parties éparpillées dans l'inventaire), ou en plusieurs occurrences pour sa forme (ex dans les œuvres de création, les romans inachevés, ou dans les objets, les machines restées au stade prototype)

A une seule exception près pour l'instant les textes sont fictifs.

Les textes peuvent aller de quelques lignes à une dizaine de pages, la moyenne se situant autour de 2 ou 3 pages. 

SANS REPONSE DE VOTRE PART A CE COURRIER (disons dans les vingt secondes) VOUS SEREZ RAYE(E) DE CETTE LISTE, je suis quelqu'un de susceptible.

Si malgré tout vous acceptez le principe de la réception des textes il y a quelques règles simples à connaître : 

1.      Ne vous attendez pas à de la régularité, j'enverrai quand je le pourrai, je n'ai pas toujours le temps d'écrire et il m'arrive d'interrompre l'Inventaire pour écrire autre chose. Les textes seront envoyés seuls ou par groupes en fonction de leur importance matérielle.

2.      Vous avez le droit de ne pas commenter (sachant qu'il n'y a pas pire réaction que l'absence de réaction).

3.      Vous avez le droit de commenter, et, commentant, de ne pas aimer, voire de descendre, voire de haïr.

4.      Vous ne connaissez pas les autres destinataires de ce courrier.

5.      Vous avez le droit de faire suivre le présent courrier dans des proportions raisonnables (à vous de voir) à des proches si vous pensez qu'ils pourraient être intéressés par l'objet littéraire en question, et de me transmettre ensuite leur(s) adresses s'ils sont intéressés.

6.      Vous n'avez pas le droit d'entamer un Inventaire parallèle, ce serait par moi considéré comme une déclaration d'hostilités.

 

18 janvier 2008

INFOS INDISPENSABLES JANVIER 08

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BAISER LOURD

Le contact régulier répété avec le plomb a, comme chacun le sait, des conséquences néfastes sur l’organisme : anémie, lésions du système nerveux, saturnisme pour les enfants.

Cette substance toxique qui se fixe sur les os est un des composants de certains rouges à lèvres de grandes marques, marques qui ne sont pas obligées de le mentionner sur l’emballage…

L’Oréal Contour Richie True Red, Dior, Revlon…sur 33 marques testées, 61% contenaient, en septembre 2007, 0.65 ppm ( parties par million ), quand on sait que 0.1 ppm est la limite tolérée par les autorités sanitaires.

Enquête et tests réalisés à Boston (Massachusetts), Hartford (Connecticut), San Francisco ( Californie) et Minneapolis (Minnesota) par un laboratoire indépendant commissionné par une association de consommateurs américains..

..de là à dire que l’Europe est épargnée…c’est aller bien vite en besogne quand on sait que les Parabens reconnus cancérogènes et interdits en Espagne, Allemagne et Italie sont autorisés en France, il y a de quoi s’inquiéter…à faire passer.

7b2b45584366755a41cc4858efb062f0.jpgPOCHETTE SURPRISE

Formule 1, Speedmania, Van, RaceCars, PMG Racing…l’industrie du jeu video de conduite vous fait vivre mille accélérations interdites sur les routes, carambolages, vrombissements… une étude de l’Université de Munich révèle que plus une personne joue à ces jeux virtuels, plus elle adopte un style de conduite dite « obstrusive » sur les vraies routes :

- vouloir barrer la route aux autres automobilistes

- faire des queues de poisson

- refuser le passage à un carrefour,

- ne pas supporter d’être doublé.

Pire : la fréquence des accidents de la route dans la réalité est proportionnelle au temps passé devant ces jeux de console….

Encore pire : les personnes qui viennent de jouer à ces jeux de vitesse admettent penser davantage à des comportements à risque.

La morale : pour éviter de perdre vos enfants, petits-enfants et conjoints aimés, jetez ces jeux et faites des Scrabble !!.

P.Fischer et al. « Virtual driving and risk taking.. » in J.of Exp. Psy.:Applied vol13 P.2 , 2007.

80621b106342fd3e6dbda06d6eeb7309.jpgTRANSVERSAL

Pour chanter le diaphragme doit s’appuyer sur les viscères, or ceci n’est réalisable que lorsque la musculature abdominale, en particulier le muscle transverse est suffisamment efficace pour enserrer la masse viscérale comme un corset. Lorsqu’un des muscles intra-thoracique est déficient, la tenue du souffle ainsi que l’intensité, la justesse, la stabilité de la voix du chanteur se trouvent compromises. Or le diaphragme est fortement lié aux émotions, en raison de sa double innervation : neuro-végétative (régulation organique) et centrale (adaptation au milieu).

Le déclin de façon intermittente puis la définitive disparition de la voix de Maria Callas est dû dans les années 58 à son état affectif et à ses angoisses. Mais de 1966 à 1974 l’origine médicamenteuse est la source de la perte de sa voix : les psychotropes qu’ elle a commencé à prendre en 1961 et dont elle a progressivement augmenté la posologie avaient des effets hypotoniques et hypotenseurs sur son diaphragme.

Son appareil vocal était en parfait état mais elle n’avait plus la force d’alimenter la soufflerie.

Nicole Scotto Di Carlo et Marie Hutois – LPL- UMR 6057 CNRS –Université de Provence.

02 janvier 2008

Liste des intervenants

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Anne Vanier-d. Conception des ouvrages et assemblage, contacts, recherche des matériaux, des financements, mise en page des textes et coordination du projet.

https://www.facebook.com/annevanierd?ref=bookmarks

 

Auteurs et artistes intervenants 

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(la liste des œuvres de chacun est  non exhaustive )

Jean  Verdetti - http://laboutique.edpsciences.fr/auteur/269/Jean%20Verdetti

Simone Molina  - http://levurelitteraire.com/simone-molina-4/

Gilles  Moraton - https://www.facebook.com/inventaire.dumonde?fref=ts

Fabien Boitard – https://www.facebook.com/fabien.boitard?fref=ts

Elisabeth  Keh - http://elisabeth-keh-chalas.midiblogs.com/

Paolo Bianchi – (1986-2010) Photographe italien (Sicile).

Jeanne  Gérard  – http://jeannegerard.fr/

Myriam  Peignon – http://www.ceramiste-myriampeignon.com/

Maud   Swalot – https://www.facebook.com/maud.swalotrateau

 

Musique : Pascal Depoorter

Ferronneries : Florent Simon

Plexiglas : Loïc Lizy

Photographies : Delphine Joseph.

23 novembre 2007

INFO INDISPENSABLE N° 3

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 0f55941a68b6c74ae32dfe78ef7c80d3.jpg  BIPEDIE

La bipédie serait le propre de l’homme...en principe. Le fossile nommé Orrorin indique que la station debout est apparue dans les milieux forestiers ( et non dans les savanes ).

Question : qu’offrait la station debout comme avantage dans cet environnement ?. A Liverpool Robin Crompton et ses collègues apportent une réponse.

C’est en étudiant durant une année les orangs-outans de Sumatra, ( frugivores comme certainement nos ancêtres ) qu’ils ont observé une relation entre le type de déplacement et le diamètre des branches.

Plus les branches sont étroites, plus le singe marche redressé, or les fruits les plus abondants sont aux extrémités des branches. Le support étant de plus en plus instable, le singe doit se redresser pour garder l’équilibre.

La bipédie a pu être conservée quand la forêt s’est clairsemée, à la fin du Miocène, afin d’aller au sol, d’un arbre à un autre.

Science vol.316 2007

UN MODELE POUR LES DDE (dir départementales de l’équipement)

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Pour améliorer la viabilité de la route qui mène du nid aux proies tuée, lors de la marabunta (migration massive de fourmis qui dévorent tout ce qui est comestible sur leur passage…un essaim compte jusqu’à 200.000 chasseurs !), ces fourmis d’Amérique centrale ont une stratégie pour accélérer ce trajet : certaines fourmis comblent les « nids de poule » de la route de leur corps.

L’expérience a été répétée sur différents parcours, trajets faciles ou accidentés, rien ne les arrête, et toujours, pour faciliter l’avancée de leurs congénères, des fourmis s’insèrent dans les trous, seules ou bien à plusieurs.

Animal Behavior 2007

ALZHEIMER

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Bruno Dubois ( unité INSERM  610, Paris ), en collaboration avec Howard Feldman de l’Université de Colombie britannique à Vancouver ( Canada ) propose un nouveau diagnostic pour déceler la maladie d’Alzheimer, 3 ans avant l’apparition de la démence.

55% ont des troubles de mémoire, mais seuls 5% des plus de 65 ans développent la maladie.

Les neurologues ont identifié un test de mémoire fiable à 92% pour affirmer, ou infirmer une maladie d’Alzheimer.

Ce test évalue la mémoire épisodique ( évènements personnels ).

Une liste de 15 mots est énumérée ( chien, voiture, tulipe, arbre..), il est demandé à la personne testée de répéter ces mots 10 minutes plus tard; beaucoup de sujets ne se souviennent pas de tous les mots.

Si, pour aider le sujet, l’expérimentateur lui dit qu’il y avait un nom de fleur…le mot tulipe ressurgit : la mémoire épisodique est intacte.

En revanche, cette mémoire est altérée chez les personnes souffrant déjà de la maladie d’Alzheimer.

Enfin les 3 critères suivants doivent aussi être remplis pour être sûr que la maladie d’Alzheimer est là :

- L’imagerie cérébrale montre une diminution du volume de l’hippocampe.

- Les concentrations de deux des protéines qui constituent les lésions sont anormales dans le liquide céphalorachidien ( ponction lombaire ).

- Les régions temporale et pariétale du cerveau ont une activité métabolique réduite ( observée par imagerie médicale ).

Mais une personne manifestant ces troubles et présentant l’un de ces 3 critères ne pourra que retarder l’apparition de la démence en suivant un traitement…

The lancet neurology, juillet 2007

Anne Vanier-d.

La fiche technique

 

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 Fiche Technique  de   «  ri  B  osome  » 

4  exemplaires

Livres muraux démontables réalisés en 3 parties qui sont les suivantes : 

 1 socle mural en acier (90cm x 70cm) avec 4 encoches dans retour d’acier pour passage de  visses. Chevilles nécessaires à l’accrochage : type multimatériaux,  diam 8 mm x 51 mm pour perçage de 8 mm de diam. par 60 mm de profondeur . Visses de 5 ou 6 mm de diam. Et 70 ou 80 mm de longueur.

1 boîtier par livre en altuglas, avec porte coulissante latérale ( 340 x 440 mm ) qui intègre le socle. 

 Dans 1 boîtier -

1 colophon imprimé sur Pao Rose contrecollé sur Dibond – 

1 plaque  de Dibond, contrecollé de feuilles de Platane Maillé - texte de J.Verdetti traduit en 3 langues –

2 plaques de Dibond, contrecollées de feuilles de Tulipier - texte de S. Molina traduit en 3 langues -          

2 plaques de Dibond, contrecollées de feuilles d’ Erable Moucheté – texte de G. Moraton traduit en 3 langues-  Textes traduits en Anglais, Allemand et Norvégien.  Impression des textes par lampe U.V  -  

 1 photo de P.Bianchi – 1 photo de J.Gérard – 1 technique mixte de F.Boitard – 1 aquarelle réhaussée de E.Keh – 1 bande sonore gravée sur CD de P.Depoorter –1 DVD mettant en scène la manipulation des 4 ouvrages -  1 coque démontable ( armatures avec pommelles ) par livre – 

 Livres 1/4 et 3/4 : coques avec dinettes. 

Livres 2/4 et 4/4 : coques avec mosaïques recto-verso.

Les 3 mots donnés il y a 12 mois aux personnes chargées de réaliser les œuvres originales qui sont insérées dans les boîtiers sont : Ligne -Processus -Place.

Chaque socle, chaque coque et chaque boîtier est stocké dans une housse individuelle rigide.

Poids d’un ouvrage complet : 28 kgs.

 

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Pour tous renseignements complémentaires, merci d’écrire à lindicepensable@orange.fr

17 novembre 2007

L'inauguration

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06 novembre 2007

Préface en Français des déclinaisons/catalogues, par Régine Detambel

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Préface par Régine Detambel

Tout le monde cherche le fameux passage du Nord-Ouest, qui ouvrirait le chemin entre le continent des sciences et celui des arts. On se comporte donc comme face à une impitoyable tectonique des plaques, je veux dire : comme si une faille réelle séparait ces territoires. La pluralité des Muses continuerait donc à morceler la création humaine ? Au lieu qu’il faut, d’urgence, opérer un retour à la Pangée, à ce monde plein, uni, d’avant la dérive des continents… Ce qui ne veut pas dire que l’artiste tournera le dos au monde de la Terre ni qu’il doit faire ses adieux à la chose humaine comme matière d’art. Nul besoin non plus de récits futuristes, ni de virtuosité formelle particulière. Imaginons un récit très banal, mais où presque tous les mots, substantifs, verbes, voire adjectifs seraient des mots neufs, issus des nouvelles biotechnologies. On y voit quelque chose, qui pourrait bien être la poésie de l’avenir. Si les ribosomes, ces petites choses en sucre, sont capables de traduire plus de cinquante protéines dans leur langage codé — comme autrefois l’homme pré adamique parlait toutes les langues d’avant Babel —, alors pourquoi ne pas lui emboîter le pas ? Que n’exploitons-nous ces nouveaux espaces de transcriptions comme terrains de fictions, d’épopées, etc. Même si c’est, dans un premier temps, pour y transporter nos vieilles carcasses sexuelles et psychologiques. De quelles comédies, de quelles farces pourrait-on animer les ribosomes et la double hélice de l’inspiration protéique ? Cette double hélice, en tout cas, remettrait en route notre petit moteur à transcendance…

Pour cela, on peut, comme la nature et le savant, s’attaquer aux unités mêmes du code. Le poème est un laboratoire où réaliser des expériences de mutation langagière, où les fragments brisés de la langue subissent des recombinaisons. Il nous faut des mutants lexicaux. A moins qu’on ne considère — ce qui est, somme toute, le plus probable — qu’il se produit évidemment une métamorphose organique, régulière, des mots. Relisez vos vieux dictionnaires… Maurice Dantec a proposé de soumettre le roman à une expérience imitée des pratiques génétiques. L’art littéraire, « s’il en reste quelque chose, devra s’apparenter à celui du biochimiste moléculaire, qui décode et assemble les gènes nécessaires à la création du Frankenstein terminal, en d’autres termes nous devrons passer la littérature, et le Monde, sur la table de dissection, dans le tunnel de notre accélérateur de particules, et expérimenter sans attendre, en commençant par observer avec attention les dégâts ainsi produits[i] ». Pour qu’une forme vive, il faut qu’elle se dépasse ! Dantec compare souvent le code génétique à un roman (« roman de notre vie biologique, il est composé de trois milliards de signes, avec un alphabet de quatre lettres, formant environ cent mille paragraphes ou chapitres, chacun, un gène, codant l’histoire d’une protéine nécessaire à telle ou telle fonction dans tel ou tel organe[ii] »). Désormais une œuvre de fiction pourrait être l’application à un premier récit d’une mutation dont les conséquences se donneraient à lire dans la seconde partie, le livre se dédoublant ainsi « dans un rapport de transcriptase inverse[iii] ». Mais François Jacob souligna les limites de ce rapprochement texte/gène : « le fameux message de l’hérédité, transmis d’une génération à l’autre, personne ne l’a jamais écrit[iv] ». Et c’est sans doute pour tenter de contredire Jacob que le poète et plasticien brésilien Eduardo Kac emploie les biotechniques pour « rédiger », à des fins artistiques, un texte vivant.

Kac propose d’utiliser les biotechnologies et les organismes vivants en poésie comme un nouveau domaine de création verbale. Dans son manifeste de 2003, Biopoetry, il envisage une « scriptogenèse », c'est-à-dire une « poésie transgénique » consistant à traduire des énoncés humains dans un code à quatre caractères, semblable à celui des gènes, à synthétiser les molécules d’ADN correspondantes, à les incorporer dans le génome de créatures vivantes et enfin à en étudier les variations au fil des générations « par mutation, perte ou échange naturel d’ADN », en retraduisant en langage humain la section correspondant à ce « transpoème[v] ». Dans Genesis (1999), un verset de la Bible a fait l’objet de cette traduction pour être intégré à l’ADN d’une bactérie, cultivée ensuite dans des conditions favorisant les mutations, de sorte que le verbe sacré, loin d’être protégé par cet archivage de chair, a subi des modifications permettant au poète de présenter les bactéries comme des co-énonciateurs de l’œuvre. Qui parle ?

Apollinaire réclamait déjà une possible poétique du vivant. Barthes étudiait la biologie du style. Il y a donc déjà du ribosome dans le style d’un écrivain. La voix s’élève, s’élabore, à la limite de la chair et du monde et le style n’est jamais que métaphore, c'est-à-dire équation entre l’intention littéraire et la structure charnelle de l’auteur. Le style, c’est déjà du bio art, c’est un art in vivo. Toute poésie est déjà une bio poésie !

 On n’a pas attendu le généticien pour devenir le poète des espèces à venir, mais on lui demande sans doute de rendre compte, non seulement de l’éthique, mais aussi de l’esthétique du monde dont il sera l’auteur. Pourtant, il ne s’agit pas seulement d’un problème moral. Ce qui est en jeu, ici, c’est d’abord et avant tout, la puissance de la littérature, celle de l’art. Il faudrait plutôt tenter de maintenir la pureté de ce champ contre la confusion croissante entre art et science (mais science comme expérience brute…) qui substitue au travail de la langue (ou du matériau, de la lumière, pour le plasticien) l’alibi du progrès. Faire écrire un livre à un ribosome ne suffit pas. Ne vaut pas littérature. Il réduit plutôt, d’un seul geste, et le texte et la vie dont il s’est nourri. Le réel ne suffit pas à faire littérature, pas plus que l’aveu une œuvre ou la sincérité un auteur ou les hormones un amour. Continuer donc à creuser l’écart, à nourrir la faille, puisque cet excès où disparaît le sujet (le thème comme le moi), ouvre seul l’espace où peut encore advenir l’art.

[1] M. Dantec, « La littérature comme machine de la troisième espèce » [1999], in Périphériques, Seuil, 2003, p. 112.

2 M. Dantec, « La fiction comme laboratoire anthropologique expérimental » [1997], id., p. 132-133.

3 M. Dantec, Villa vortex, Paris, Gallimard, « La Noire », 2003, p. 386.

4 F. Jacob, « Le modèle linguistique en biologie », Critique, n° 322, mars 1974, p. 200.

5 E. Kac, Biopoetry [2003], <www.ekac.org/biopoetry.html>, nous traduisons.


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05 novembre 2007

Préface en Français de Michèle Jung/déclinaison en petit format des 4 riBosome

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L’objet de l’art…  par Michèle Jung

Psychanalyse et — eSt— Art. Avec l'intrusion du S du signifiant, s'opère un retournement de la figure proposée. À l'entendre ce S sonore —, que pouvons-nous articuler — pour nous — lorsque nous nous appliquons à ce travail d'écriture, d’une écriture qui puisse faire figure dans une conque de regardant ? L’harmonie pentagonale de cette cinquième réalisation de livres d’artistes muraux — quinte-essence — se substitue à l’hexagone étoilé de l(un)’alvéole de cire nécessaire à l’abeille[1]… Cire-cérumen, cause d’un non-savoir-audire quand on sait que « leur lenteur à s’en apercevoir montre quel cérumen les sépare de ce qu’ils entendent à ce qu'ils en fassent parabole ». Cire-opercule du Wunderblock révélant la trace d'un texte perdu, mesuré à la profondeur des dépressions griffées par la pointe aiguisée, sur la cire-matière, sur le corps troué.

Alors, écoute de l'analyste — jamais absolument certaine de comprendre — s’imposant inlassablement de graphier, avec l'idée et l'espoir d'une lumière venant d'une trace première, toujours déjà là, exposée à être conquise de force, fracturée, frayée.

Art et — eSt — (psych)Analyse. Retournement annoncé. Renverser la proposition pour échapper à toutes les analyses de Freud-lecteur sur les processus de création, sur la validité de sa méthode analytique visant à une confirmation de ses vues sur l’inconscient et le rêve. Dans la Traumdeutung, lorsqu'il traite du « Rêve de la mort des personnes chères », Freud analyse l'Œdipe de Sophocle dont il dit que : « Die Handlung des Stückes besteht nun in nichts anderem als in der Schrittweise gesteigerten und kunstvoll verzögerten Enthüllung — der Arbeit einer Psychoanalyse vergleichbar »[2]. Ça, les autres vont très bien le faire. Nous, revenons à nos moutons, car Grande est la Diane des Éphésiens.

Comme s'il craignait de rencontrer cette « Origine muette, prometteuse de vie… », ornée de testicules de taureaux de la ceinture aux pieds, Freud reste en retrait quand il écrit cette note de lecture, en 1911, un an après Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. Face à l'œuvre, il se déclare incompétent pour définir l'essence de l'art, « forme belle au désir interdit ». Il reste prudemment en marge du champ du beau.

La toute-puissance (pro)-créatrice de cette divinité maternelle pourrait, peut-être ? nous emmener au centre d'une réflexion sur l'art. Le mot est lâché : ART — A-R-T — mais pas défini. Tant mieux. « Alors, l’art… Ajout, artifice au renoncement d’amour que le sujet attend du père». Art… Artifice… Un seul mot en allemand : die Kunst. Masculin en français, féminin en allemand. « Elle », l’art mise au féminin — Artémise. Fil rouge qui conduit à la mère, au désir le la mère. Ainsi, ce mot « Art » ne demeurera pas figé, il (elle) va même nous tenir éveillé. Alors, paroler sur l’art…

L’Art : une éthique. L’éthique de la psychanalyse. Livre VII. Au Seuil, 1986. Au Seuil de la barrière du désir qu’il faudra franchir… Au fil de ce Séminaire, Lacan commente le destin du héros tragique représenté par l’Antigone de Sophocle. Antigone représenterait ce que pourrait être cette éthique tragique de la psychanalyse : l’agir en conformité avec son désir. « Il y a un certain rapport du beau avec le désir ». Avec le désir de la mère… La Chose — que nous ne pouvons atteindre qu’à travers la Sublimation — « choix absolu, choix qu’aucun bien ne motive ».

Donnons alors Plain-Chant à Anne Vanier-drüssel qui démontre que les formes produisent du sens, que la signification du texte ne se déduit pas de ses seules ressources verbales, et dont les publications rappellent avec force que les effets de sens, produits par les forces matérielles, sont au coeur des tensions et des luttes qui ont pour objet, je crois, la domination symbolique. C'est dans la stratégie de ces franchissements qu’Anne V.-d. s'offre le bénéfice de sa jouissance.                                                                                             

  Avignon, septembre 2007

En hébreu, le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr, parole. Les abeilles deviennent mères par le travail de leurs lèvres, sans enfanter.

« La pièce n'est autre chose qu'une révélation progressive et subtilement différée — comparable à une psychanalyse ».

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09 octobre 2007

Déductions fiscales / Acquérir des oeuvres originales d'artistes vivants

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Posséder une œuvre d'art c'est conjuguer rêve, plaisir et patrimoine. L'acquisition d'une œuvre d'art constitue en effet une excellente préconisation de diversification patrimoniale.

Dans une période de complète transformation du marché de l'art, acquérir et conserver des œuvres d'art apparaît comme une réelle opportunité. Valeur de prestige et de plaisir, les objets d'art sont exonérés d'impôt sur la fortune, permettent d'acquitter certains impôts et sont aisément transmissibles.

Dans le cas d'achat d'oeuvres d'artistes vivants, l'objectif n'étant pas d'enrichir les collections publiques, mais de favoriser la création contemporaine, l'entreprise reste propriétaire de l'oeuvre.

Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l'exercice d'acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 3,25 pour mille du chiffre d'affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l'article 238 bis AA du CGI, et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan.

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En contrepartie de cette déduction fiscale, l'entreprise doit présenter l'œuvre acquise au public.

En cas de changement d'affectation ou de cession de l'oeuvre ou de prélèvement sur le compte de réserve, les déductions pratiquées sont immédiatement réintégrées.

La décision de pratiquer cette déduction relève de la gestion de l'entreprise et n'est subordonnée à aucune autorisation préalable de l'administration.

L'entreprise qui décide de pratiquer cette déduction doit joindre à sa déclaration de résultats un document conforme au modèle présenté par l'administration.

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(photos à St Guilhem le désert de Marie-Noëlle Cabrol) 

08 octobre 2007

Préface en Norvégien de Régine Detambel/déclinaison en petit format des 4 riBosome

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av  Régine Detambel

Alle leter etter den berømte Norvestpassasjen, som skal gjøre det mulig for vitenskapen og kunsten å møtes. Vi oppføres oss derfor som om vi sto ovenfor en nådeløs platetektonikk, dvs som om en virkelig sprekk skilte disse to områdene fra hverandre. Inspirasjonens forskjellige kilder skal altså fortsette å dele opp den menneskelige skaperhandlingen i kategorier? For å unngå at dette skjer, må vi så fort som mulig gå tilbake til   Pangea, dette superkontinentet som utgjorde en enhet  før kontinentaldriften fant sted… Dette vil ikke si at kunstneren må vende seg bort fra vitenskapen om jorden eller at han må oppgi det menneskelig som kunstnerisk inspirasjon. Det er heller ikke bruk for fremtidsfortellinger eller en fremragende teknisk dyktighet. La oss forestille oss en helt enkel fortelling, men hvor alle ordene, substantiver, verb og adjektiver er nye ord, hentet fra den nye bioteknologien. Her er man inne på noe som kanskje kunne være fremtidens poesi. Hvis ribosomene, disse små sukkerinnholdige tingene, er istand til å oversette kodespråket til mer enn femti proteiner — på samme måte som det forhistoriske mennesket snakket alle språk før Babel — , hvorfor ikke da gå i hans fotspor ? Det er viktig at vi utnytter disse nye transkriberingstedene som områder for fiksjon, heltedikt osv. Selv om det i første omgang blir for å dra med oss våre gamle slitne psykologiske og seksuelle kropper.. I hvilke komedier og farser skulle man kunne la ribosomene og nykleinsyrekjedene til den doble heliksen spille ? Denne doble heliksen vil i alle tilfelle inspirere vår evne til å overgå oss selv... For å få til dette kunne man slik som naturen og vitenskapsmennene gjør, gå løs på kodens enheter. Diktet er et laboratorium hvor man eksperimenterer med språklig mutasjon, hvor ødelagte språksegmenter kombineres på en ny måte. Vi har behov for ordmutasjoner. Hvis man ikke mener — noe som vel egentlig er mest sannsynlig — at det foregår en regelmessig organisk metamorfose ordene imellom. Les de gamle ordbøkene deres på nytt… Maurice Dantec har foreslått å utsette romanen for et genetisk eksperiment. Litteraturkunsten, « hvis det er noe igjen av den, burde likne på arbeidet til biokjemikeren som jobber med molekyler, som leser av  og samler de nødvendige genene for å skape den ferdige Frankenstein, vi burde med andre ord sette litteraturen og verden vi lever i på obduksjonsbordet, i tunnelen til vår partikelaccelerator, og utføre eksperimenter  uten å vente lenger, ved å begynne med å observere nøye ødeleggelsene som man fremkaller på denne måten[1] ». For at en form skal leve, må den overgå seg selv ! Dantec samenligner ofte den genetiske koden med en roman (« romanen til vårt biologiske liv, den består av tre milliarder tegn, har et alfabet på fire bokstaver, som danner ca hundretusen avsnitt eller kapitler, hver og en er et gen som leser av historien til et protein som er nødvendig for den og den funksjonen i det og det organet [2] »). Fra nå av kan et skjønnlitterært verk brukes til å fremstille den første utgaven av en mutasjon som man først får vite konsekvensene av i andre del , slik fordobles boken « i et omvendt transkribtase forhold[i] ». Men  François Jacob understreker begrensningen til en slik sammenligning mellom tekst og gen : « Den berømte beskjeden til de nedarvede egenskapene, overført fra en generasjon til en annen, ingen har noen gang skrevet om den[ii] ». Og det er uten tvil for å prøve og bevise at Jacob tar feil at den brasilianske poeten og formkunstneren Eduardo Kac bruker bioteknikkene for å « redigere », en levende tekst til kunstneriske formål. Kac foreslår å bruke bioteknologien og de levende organismene i poesien som et nytt område for verbal skapelse. I manifestet sitt fra 2003, Biopoetry, ser han for seg en « skriftskapelse », dvs en « transgenetisk poesi» som består av å oversette menneskelige utsagn i en kode på fire bokstaver som er lik genenes, å fremstille syntetiske DNA-molekyler og introdusere dem i arvestoffene til levende vesener og deretter studere variantene som oppstår i de forskjellige generasjonene « ved mutasjon, tap eller naturlig overføring av DNA »  og å oversette til menneskespråk sekvensen som svarer til dette « transdiktet[iii] ». I Genesis (1999) ble et av Bibelens vers oversatt på denne måten for å kunne introduseres i en bakteries DNA, og så dyrket under forhold som favoriserte mutasjoner slik at det hellige ord, langt fra å bli beskyttet av denne arkiveringen av kjødet, er blitt utsatt for endringer som har gjort at dikteren har kunnet presentere bakteriene som medforfatter av verket . Hvem er det som snakker?

Apollinaire ønsket allerede i sin tid en mulighet til å lage poesi av det levende. Barthes studerte stil-biologi. Det finnes altså allerede ribosomer i forfatterens skrivestil. Stemmen opphøyes, utvikler seg i grenselandet mellom det kjødelige og verden, og stilen er aldri annet enn en metafor, dvs en ligning mellom den litterære intensjonen og forfatteren kroppslige struktur. Stilen er allerede biokunst, den er kunst in vivo. 

All dikting er allerede  biodiktning !

Man har ikke ventet på genetikeren for å bli  dikteren til fremtidens arter, men man ber han uten tvil om å gjøre rede for, ikke bare det etiske, men også estetikken til verdenen han skaper. Likevel handler det ikke bare om et moralsk problem. Det som først og fremst står på spill er litteraturens og kunstens makt. Det er viktigere å prøve å beholde dette områdets renhet  og beskytte det mot den økende forvirringen mellom hva som er kunst og hva som er vitenskap (men ren vitenskap) som  erstatter arbeidet med språket  (eller materiellet, lyset, for formkunstneren) med fremskritt som alibi.

Å få en ribosom til å skrive en bok holder ikke. Er ikke litteraturen verdig.. Det vil heller reduserer, i en eneste håndbevegelse, både teksten og livet den tar sin næring fra. Virkeligheten er ikke nok for å skape litteratur. Akkurat som en bekjennelse ikke kan skape et verk, kan ikke ærlighet skape en forfatter eller hormoner kjærlighet.  Fortsett derfor å øke avstanden, og gi sprekken næring fordi denne overdrivelsen hvor subjektet blir borte (temaet som jeget) kan alene åpne området hvor kunsten fremdeles kan bli til..

Oversatt av Marit Refsnes.

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Préface en Allemand de Régine Detambel/ déclinaisons des 4 riBosome

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 Von Régine Detambel

Alle suchen die berühmte Nord-West-Passage, die den Weg zwischen dem Kontinent der Wissenschaft und dem der Kunst öffnet. Man steht wie vor einem erbarmungslosen Bauwerk aus Platten, als teile ein wirklicher Riss die Territorien. Zerstückelt die Mehrheit der Musen weiter die menschliche Schöpfung? Statt dessen sollten wir dringend nach Pangäa zurück, in die geeinte, zusammengeschlossene Welt vor der Trennung der Kontinente.

Dies soll nicht bedeuten, dass der Künstler der Erde den Rücken kehrt, noch dass er sich von der menschlichen Sache als Kunstmaterie abwenden soll. Es gibt auch keinen Bedarf an futuristischen Erzählungen, noch an spezieller formeller Virtuosität. Stellen wir uns eine ganz banale Erzählung vor, nur dass alle, oder fast alle Worte, Substantive, Verben, sogar Adjektive neue Wörter sind, hervorgegangen aus den neuen Biotechnologien. Das könnte die Dichtung  der Zukunft sein. Wenn die Ribosomen, diese kleinen Dinger aus Zucker, dazu fähig sind, mehr als 50 Proteine in ihre kodierte Sprache zu übersetzen – wie einst der Mensch vor Adam alle Sprachen vor Babel sprach – warum also nicht folgen? Erforschen wir diese neuen Räume von Transkriptionen wie fiktionale Territorien, Epen, etc. Auch wenn wir zunächst unsere alten sexuellen und psychologischen Skelette dorthin transportieren. Mit welchen Komödien, welchen Farcen könnte man die Ribosomen und die doppelte Proteinkette beleben? Diese Doppel - Helix brächte unseren Transzendenzmotor in Gang … Man kann, wie die Natur und der Weise, direkt in den Code hinein gehen.  Das Gedicht ist ein Labor, in dem Experimente sprachlicher Mutationen durchgeführt werden, in dem die zerschlagenen Fragmente der Sprache neu miteinander kombiniert werden. Wir brauchen lexikalische Mutanten. Man kann auch annehmen – was das Wahrscheinlichste ist – dass es eine regelmäßige organische Metamorphose der Wörter gibt. Lesen Sie  Ihre alten Wörterbücher…

 Maurice Dantec schlug vor, dem Roman eine Erfahrung zu geben, die genetische Praktiken imitiert. Die literarische Kunst, „wenn davon etwas übrig bleibt, solle sich der des Molekularbiochemikers annähern. Sie dekodiert und setzt die notwendigen Gene wieder zu einer Schöpfung des Frankenstein zusammen. Anders gesagt: wir sollten die Literatur und die Welt auf den Seziertisch bringen, in den Tunnel unseres Artikelbeschleunigers, und ohne Zögern forschen, angefangen mit der aufmerksamen Beobachtung des so entstandenen Schadens. 1)“ Damit eine Form lebt, muß sie sich überwinden! Dantec vergleicht oft den genetischen Code mit einem Roman („Roman unseres biologischen Lebens, zusammengesetzt aus drei Milliarden Zeichen, mit einem Alphabet aus vier Buchstaben, in ungefähr hunderttausend Absätzen oder Kapiteln, jedes ein Gen, das die Geschichte eines Proteins kodiert, das nötig für diese oder jene Funktion ist, in diesem oder jenem Organ 2)“. )  

Von nun an kann ein fiktionales Werk die Anwendung auf die erste Erzählung einer Mutation sein, deren Konsequenzen im zweiten Teil zu lesen wären. Das Buch würde sich so doppeln „in einem Verhältnis der umgekehrten Übertragung 3)“. François Jacob unterstreicht die Grenzen dieser Annäherung Text/Gen: „Die berühmte vererbte Nachricht, die von einer Generation an die nächste weiter gegeben wird, wurde niemals geschrieben 4)“. Es ist sicher aus dem  Versuch heraus, Jacob zu widersprechen, dass der brasilianische plastische Künstler Eduardo Kac Biotechniken anwendet, um mit künstlerischer Zielsetzung einen lebenden Text zu schreiben.  Kac schlägt vor, Biotechnologien und lebende Organismen in der Dichtung wie ein neues Gebiet verbaler Schöpfung zu verwenden. In seinem Manifest von 2003, Biopoetry, plant er eine „Skriptogenese“, das heißt eine „transgenetische Poesie“ , die daraus besteht, menschliche Aussagen in einen vierstelligen Kode zu übertragen, ähnlich dem der Gene, die Moleküle der entsprechenden DNA zu synthetisieren, diese in das Genom lebender Kreaturen einzubinden und die Variationen im Verlauf der Generationen zu erforschen „durch Mutation, Verlust oder natürlichen Austausch der DNA“, um dann den dem „Transpoem“ entsprechenden Abschnitt in die menschliche Sprache zurück zu übersetzen 5)“. In Genesis, (1999) war ein Bibelvers das Objekt dieser Übersetzung. Er wurde in die DNA einer Bakterie integriert, die anschließend unter Bedingungen kultiviert wurde, die die Mutationen begünstigten.  Dies geschah in der Weise, dass das heilige Wort, ungeschützt durch dieses Archivieren des Fleisches, Modifikationen erfahren hat, die es dem Dichter erlaubten, die Bakterien wie Co - Verkünder des Werkes zu präsentieren. Wer spricht?

Bereits Apollinaire forderte eine mögliche Poetik des Lebenden. Barthes studierte die Biologie des Stils. Es ist demnach schon Ribosom im Stil eines Dichters. Die Stimme erhebt sich, wird ausgearbeitet, an der Grenze des Fleisches und der Welt, und der Stil ist niemals nur Metapher, d.h. Gleichung zwischen der literarischen Absicht und der fleischlichen Struktur des Autors. Stil ist schon Bio – Kunst, Kunst in vivo.  Jede Dichtung ist bereits Bio – Dichtung! Man hat nicht auf den Genetiker gewartet, um Dichter der kommenden Arten zu werden, aber man verlangt sicherlich von ihm, nicht nur die Ethik, sondern auch die Ästhetik der Welt, deren Autor er sein wird, zu berücksichtigen. Es handelt sich dennoch nicht ausschließlich um ein moralisches Problem. Was hier auf dem Spiel steht, ist zuerst und vor allem die Macht der Literatur, der Kunst. Man sollte versuchen, die Reinheit dieses Feldes gegenüber der wachsenden Konfusion zwischen Kunst und Wissenschaft zu erhalten (Wissenschaft als bloße  Erfahrung …), die die Verarbeitung  der Sprache (oder des Materials, des Lichtes für den plastischen Künstler) durch das Alibi des Fortschritts ersetzt.

Es reicht nicht aus, ein Buch mit einem Ribosom zu schreiben. Das ist keine Literatur wert. Es reduziert vielmehr, mit einer einzigen Geste, den Text und das Leben von dem es sich genährt hat. Das Reelle reicht nicht aus, Literatur zu machen, nicht mehr als das Eingeständnis ein Werk, oder die Aufrichtigkeit einen Autoren, oder die Hormone eine Liebe. Weiter also:  den Abstand aushöhlen, den Riß nähren, da dieser Exzeß, in dem das Subjekt verschwindet (das Thema wie das Ich) den einzigen Raum öffnet, in dem  Kunst noch stattfinden kann.                                                                

 Traductrice : Kerstin Teixido

 

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Préface en Anglais de Régine Detambel

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by Régine Detambel

Everyone is looking for the so-called Northwest Passage that would open the route between the scientific and artistic continents. We act as though we were confronted with merciless plate tectonics, I mean: as if there really were a fault line that separated these two areas. Why would so many Muses continue to make pieces out of human creation? No, we desperately need to go back to Pangea, when the world was whole, united, before the continental drift…That doesn't mean that the artist will turn his back on the Earth world or that he should bid farewell to human things in art. There is no need either for futuristic stories, or for any particular formal virtuosity. Let's imagine a very ordinary story, yet, where almost all of the words, nouns, verbs, even adjectives would be new words taken from biotechnology. We could see something that might well be the poetry of the future. If ribosomes, those little things made out of sugar, are capable of translating more than fifty proteins in their coded language — like pre-adamic man who spoke all languages before Babel came to pass —, then why not follow in their steps? Why not take advantage of these new text grids as fertile ground for fiction, epic stories, etc? Even if at first, we bring along remnants of our old sexual and psychological selves. What comedies and farces could the ribosomes and protein-inspired double helixes bring to life? In any case, a double helix could get our little transcendency motor working again… Like nature and the scientist, we could tackle the code units themselves. A poem is a laboratory for experimenting with mutating language, where broken fragments of a language are pieced together in new combinations. We need lexical mutants. Unless we consider — which is, after all, more likely — that it is obviously an organic, regular metamorphosis of words that takes place. Reread your old dictionaries…

Maurice Dantec suggested an experience using a novel that imitated genetic codes. Literary art, "if anything remains, should be close to a molecular biochemist who deciphers and assembles the genes that are required to create a Frankenstein terminal, in other words, we should put literature and the World on the dissecting table, in our particle accelerator's tunnel and get going on the experiment, starting with careful observation of the damage it makes ". In order for one form to live, it has to surpass itself! Dantec often compares genetic code to a novel ("the novel of your biological life is composed of three billion symbols, with a four-letter alphabet, forming approximately one hundred thousand paragraphs or chapters, each one a gene, coding the history of a protein that is required for such and such a function in such and such an organ"). Henceforth, a work of fiction could be a mutation applied to an initial story whose consequences would be read in the second part, the book dividing into "an inverse transcriptase report". But François Jacob pointed out the limits of comparison between text/gene: "nobody has ever written the famous message of heredity that is passed down from one generation to another ". No doubt, the Brazilian poet and visual artist, Eduardo Kac, uses biotechniques to artistically "write" a living text, in order to try to contradict Jacob. Kac suggests using biotechnology and living organisms in poetry as a new area of verbal creation. In his 2003 manifesto, Biopoetry, he imagines a "scriptogenesis", that is to say a "transgenic poem" that consists of translating human speech into a code of four characters, similar to that of genes, that would synthesize related DNA molecules, incorporating them into living creatures' genomes and finally studying the variations over the generations "through mutation, loss or natural DNA exchange", by retranslating the part that corresponds to this "transpoem" into a human language. In Genesis (1999), a Bible verse is used for this translation to be integrated in the DNA of a bacteria, then cultivated in conditions that are favorable to mutations, in order for the sacred word, far from being protected by carnal archiving, undergoes changes that allow the poet to present the bacteria as co-enunciators of the work. Who is speaking?. Apollinaire already spoke of the possibility of living poetry. Barthes studied the biology of style. So there was already some ribosome in the writer's style? The voice is raised, it elaborates, at the limit of flesh and the world and style is never more than metaphor, that is to say the equation between literary intention and the author's fleshly structure. Style is already bio art, it is art in vivo. All poetry is already bio poetry!. We did not wait for the geneticist to become the poet for future species, but no doubt, we will ask him to be accountable not only for ethics, but also for the beauty of the world for which he will be the author. Nevertheless, it is not solely a moral issue. Here, it is first and foremost a question of the power of literature, the power of art. We should try to maintain the purity of this field against increased confusion between art and science (meaning science as a raw experience…) that takes on the role of language (or of a material, or of light for a visual artist), becoming an alibi for progress. It is not enough for a ribosome to write a book. That does not make it literature. Rather, in one sweep, it reduces the text and the life that nourished it. Reality is not enough to make it literature, no more than a confession makes a work or sincerity makes an author, or hormones make something love. So we should continue to widen the gap, to maintain the fault line, since it is the only place where the subject disappears (the theme as well as the "me"), and the only way to open the space in which art can happen.                                                      Transaltor  Gayle Wallimann

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Le logo, un jaunu pêchant, créé par Antonin Drüssel pour les éditions

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Le logo des éditions l'Indice Pensable représente un Jaunu, petit bonhomme pêchant, créé par ANTONIN DRUSSEL.

Ce personnage souriant, vit des aventures que son créateur associe aux évènements postaux qu'organise l'Indice Pensable pour le Nouvel An, ou bien pour le 1ER Avril.

Paolo Bianchi, Anne Vanier-drüssel, Jeanne Gérard, Thècle Orsmundi etc ..., participent à ces évènements dans lesquels écriture, peinture, photo, BD des Jaunus et montages numériques font bon ménage.

Si vous souhaitez grossir les rangs de ceux qui attendent ces évènements postaux, n'hésitez pas à nous laisser votre adresse ou bien à vous inscrire sur la liste de la lettre d'information...

07 octobre 2007

INFO INDICEPENSABLE


 

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GREGORY SAINT PAUL :

2357fe7dcab53408a10ebe9e51b5486d.jpg ( paléontologue, darwinien convaincu ) est l’auteur d’une étude qui vient  de  paraître. Dans 39  états  développés  d’Europe, d’Amérique  du Nord, d’Australie et du Japon, il a relevé le  taux  de  criminalité, la  propension  au suicide  observée  chez  les  jeunes  de 15 à 24 ans, le  taux  d’avortement  chez  les adolescentes  et  le  nombre  de  naissances  observées  dans  la  tranche  d’âge15-17 ans, le taux de mortalité  chez les enfants de moins de cinq ans, l’ éspérance de vie, les taux de diffusion des maladies sexuellement transmissibles…et il a observé que les pays les plus dévots ont les taux les plus élevés. Les pays les plus laïques ( Japon, France et pays scandinaves ) ont les indicateurs les plus favorables. La société du pays le plus riche du monde ( U.S.A ) est affectée de graves dysfonctionnements qui montre que la morale religieuse ne semble avoir été inventée que pour être bafouée !. 

CHRISTO :  

14335f6f9ff45eb238ad1e1054bc7458.jpgModeliser le transport aérien des graines les plus lourdes et d’autres éléments, tel le pollen, sur des distances de plusieurs kilomètres a été réalisé par HENRI HORN, Professeur au Département d’écologie et de biologie évolutive de l’Université de Princeton. En forêt de 1 à 5% des graines, libérées par un arbre, sont transportées par un courant ascendant au dessus de la canopée ( couche supérieure de la forêt ). Il manquait au professeur Horn une méthode pour étudier les tourbillons et déterminer leur longueur et leur durée de vie. En plein cœur de New York il a profité d’une installation de Christo et Jeanne-Claude nommé «  the gates » installée du 28 fèvrier au 11 mars 2005 dans Central Park. Il s’agissait de 7503 portiques, de 4.87 mètres de hauteur et de 1.68 à 5.48 mètres de largeur. Au total la quantité d’acier utilisée est égale aux deux tiers du poids de la tour Eiffel !. Sous chaque portique une pièce de tissu de couleur safran flottait au vent. L’équipe cherchant à créer le modèle des tourbillons a pris régulièrement en photo les portiques . Le nombre de portiques aux voiles gonflées et le temps de soulèvement du tissu a permis d’indiquer les durées de vie des tourbillons ( a noter que Christo dans ses dessins préparatoires avait anticipé avec précision la taille des tourbillons ). Les résultats : des courants peuvent parcourir 2 à 5 m/seconde. Certains s’étendent sur 100 mètres et durent 100 secondes. Les résultats appliqués aux graines montrent qu’elles peuvent, après avoir profité d’un courant ascendant se retrouver au-dessus de la canopée et parcourir plusieurs kilomètres. C’est beaucoup plus que les chercheurs ne pensaient. Dans les forêts, coloniser de nouveaux territoires afin d’échapper à un agent pathogène est une question de survie.

COPERNIC :

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(  Mikolaj KoperniK – 1473- 1543  ). La personne à qui nous devons de savoir que nous ne sommes pas le centre de l’univers, et qui contredisait donc Aristote, était resté sans hommage, sans lieu où aller le remercier, faute de dépouille retrouvée du chanoine astronome…Les  résultats  des  tests  ADN  réalisés  sur  un  des  crânes retrouvé enterré sous l’autel de l’église de Frombork ( grâce  aux indications mises au jour par Jerzy Sikorski – redécouvreur de Copernic ) ont révélés qu’il  s’agissait bien de Copernic. En 1543, dans l’avant-propos du De revolutionibus, Copernic avait affirmé la nécessité de distinguer l’autorité des Evangiles et celle des mathématiciens –astronomes. Le monument qui rendra sa place à ce monsieur unique sera, je le souhaite, à la hauteur de se liberté de penser.

PARABEN : 

49dd3447335fa4ce2e9e0d878e7365b3.jpgDepuis quelques semaines la mot « paraben » est apparu dans les médias écrits et télévisés…à juste titre puisque la toxicité des nombreux dérivés de cette molécule a été prouvée. Accusé de provoquer des cancers, il devient nécessaire que les consommateurs prennent au sérieux ces informations en boycottant les produits qui utilisent ce composé nocif. Rien de lobby « bio » là-dedans, le danger est réel, pour nous, nos enfants et tous les hommes qui aujourd’hui soignent leur peau !. Nombre de grandes marques l’utilisent, à vrai dire les plus grandes marques !, et l’aspect choquant vient du fait que nous sommes tous considérés comme des « acheteurs » et que le prix que nous acceptons de payer pour un produit ne nous met plus à l’abri de l’abus. Loréal, Neutrogena ( que tous les potiers utilisent avec fierté !), Mustela ( les bébés aussi ! ), pratiquement tous les déodorants…et la liste est trop impressionnante pour les citer tous. Les solutions ? : Pour les femmes se démaquiller au lait ( liquide UHT présent dans presque tous nos frigos !). Utiliser comme déodorant une marque qui ne travaille qu'avec des huiles essentielles est la meilleure façon de se prévenir de tout risque. Pour le corps un mélange d’huiles végétales diverses. Pour les cheveux, bien lire les notices car il existe des produits exempts de ces parabens toxiques. A long terme, en attendant que les autorités réagissent contre cette empoisonnement de masse au su et au vu de tous, nous reste plus qu’à acheter les produits Weleda ad vitam aeternam !.

01 juillet 2007

Texte de Simone Molina - Norv

 

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TRE  ORD

tre ord. ja, tre ord, to korte, og ett litt lengre, tre ord som burde danse på siden. og som forblir statiske, som tinnsoldater. i giv akt. hva vokter de på, og hvordan, hvordan se på dem for at de skal begynne å danse, å leve, altså se på dem. så, høre på dem. først hver for seg. så sammen.

Linje, plass, Utvikling.

….plAss … linJE……..

Store bokstaver, eller små, ord blandet sammen, forstyrret, flyttet på, kvalte.

Her er de og som de lyder, og lyder på nytt endelig. horisontens linje

eller notelinjen, festningsplassen eller også : de dødes plass. * men  Utvikling…  … som pipler, plystrer, utsondrer sin svette,

som inneholder på både kjønn og lov på en gang.

som drypper fra haken som en overmoden frukt,eller som er blitt presset for hardt. som kaster deg forover, eller tvinger deg til å sakne farten, å sakne farten slik at tiden får gjort sitt verk

å vente tålmodig enda en dag,en uke, et år. ni måneder, noen ganger.

Utvikling som betyr modning og dagenes ubønnhørlighet og nettenes, og hjertets banking,

og føttenes, og armenes sprell bitteliten med fingrene på tuppen av håndflaten  fremdeles

lukket igjen. Som betyr drømmerier, og lyder der innenfra, lyder innenfra, hule og utenfra, oppstykkete, florlette, lyder fra en romantisk stemme en morgenserenade, eller klager

og mørke lyder som  svaRer, motbeviser, går til motangrep, Stridbart. og horisonten trekker seg tilbake : den som tilhører drømmene som er blitt oppfylt

den lengselsfulle ventingen, de glødende følelsene, de hemmelige nytelsene i dagenes midte. 

der borte, foran baren. vi ser han støtte seg til albuene, vi snur hodet bort. rett før kysset,

vi snur hodet bort. vi flykter. magen blir rund. vi flykter vi klamrer oss til horisontens linje.

vi flykter han går ned trappen. vi tenker på det som skjedde før stående stiv, her.

på plassen, her, overstrømmet avengstelig nøling, redde utbrudd,

besittelser som man ikke kan godta. tre ord, ja, tre ord, to korte,

ett litt lengre,  lang av tiden å vente på slutten av kysset, eller som glir bort, og lar deg

drømme om magen som blir rund, om den varme plassen der inne, i gropen som snart vil,

når båndet er brutt, grave seg ut der innenfra tomrommet og merket

på en gang og verden adskilt fra drømmen.

lInje-pLass-UTvikliNg

lInje-pLass-UTvikliNg…

linje-PlAss-UTvikliNg

langsomt går han ned trappen, han snur seg knapt, lytter, knapt, pusten holdt tilbake, stønnene fra de bitre tårene, sukket som blir stoppet på randen av kvalmen, holdt tilbake,  det forbudte hulket, han snur seg knapt. Hun, ser på han, hun, stirrer på sin runde mage varmen der inne, bølgebevegelsene som demper magens orme-mønster, den viljestyrte angsten.

han snur seg knapt, lytter knapt, men oppfatter grøsset og så roen da, stiger han over en

en grense en annen grense, og sier sier til henne, til den andre også i den runde magen

«  ikke glem, nei, ikke glem at du er min, at dere er helt og holdent mine! »

*Oversetterens fotnote: Det dreier seg om et ordspill. Ordet « de dødes plass »(la place du mort) har to betydninger på fransk,dets egentlige betydning men kan også bety « passasjersetet » da man kaller dette « de dødes plass » siden man regner med at i en ulykke er det bare passasjerene som omkommer.

Texte de Simone Molina - D

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DREI   WORTE

drei worte. ja, drei worte, zwei kurz, ein anderes länger, drei worte, die auf der seite tanzen sollten. und die starr bleiben,

wie zinnsoldaten. zu eurer bewachung. was bewachen sie, und wie, wie sie anblicken, damit sie zu tanzen beginnen, also, zu leben. sie anblicken. dann, sie anhören. erst einzeln, dann zusammen.

Linie, platz, Prozess.

….plAtz

… liNie……..

Grossbuchstaben,

oder kleinbuchstaben, worte vermischt, durcheinander, versetzt, gedrängt.

hier sind sie, die klingen und schließlich erschallen. die horizont- linie, oder die der partitur, die festung

oder auch: der todessitz. aber Prozess…  … der nässt, pfeift, seinen schweiß ausschwitzt, der sowohl sex als auch gesetz enthält. der euch vom kinn heruntertropft wie eine zu reife oder zu sehr gequetschte frucht.

der euch nach vorn wirft, oder euch zwingt, langsamer zu werden, langsamer, damit die zeit ihr werk tut

um sich noch einen tag, eine woche, ein jahr zu gedulden. neun monate manchmal.

Prozess der heranreifen bedeutet und das unerbittliche der tage und der nächte, und des herzschlags,

und der füße, und der ganz kleinen arme mit noch geschlossenen fingern an den handflächen,

Was bedeutet träumerei, und die töne darinnen, töne von drinnen, hohl und von draußen, abgehackt, gedämpft,

stimmenklang eines liebeslieds morgenlieds oder klagelieds, und tiefe töne die vorTragen, widerlegen, entgegenStellen, Polemisieren. und der horizont wird weiter: der der erreichten träume der schwärmerischen erwartungen des weißglühens, der geheimen lüste in der mitte der tage.  dort drüben, an der bar. sieht man ihn auf die Ellenbogen gestützt, man dreht den kopf weg. kurz vor dem kuss, wendet man den kopf weg. man flieht. der bauch wird runder. man flieht man streift die horizontlinie. man flieht er steigt die treppe hinab. man denkt voraus starr, hier. an dem platz, hier, übervoll von unruhigen ausflüchten, ängstlichen ausbrüchen, besitzergreifung die man zurückweist. drei worte, ja, drei worte, zwei kurz, ein anderes länger, lang die zeit, um bis zum ende des kusses zu warten,

oder dass er sich entfernt, und euch nachsinnen lässt über den bauch der runder wird, über dem warmen platz da drinnen, über die mulde, die bald, wenn die Schnur durchschnitten, die bald da drinnen sowohl die leere als auch die narbe tiefer macht, und die welt weitab vom traum.

lInie-pLatz-PRozEss

lInie-pLatz-PROZESs…

linIE-PlAtz-PRozESs

langsam steigt er die treppe hinab, er dreht sich kaum, um, hört, kaum, den angehaltenen atem, das stöhnen

tränen der bitternis, der unterdrückte seufzer nahe der übelkeit,

zurückgehalten, das verbotene schluchzen, er dreht sich kaum um.

Sie, sieht ihn an, sie, starrt auf ihren runden bauch die süße darinnen, das wogen das die partituren dämpft

natternköpfe, aufregungen grundlos ausgelöst.

er dreht sich kaum um, hört kaum, aber bemerkt den schauer und dann die beruhigung

nun überschreitet er eine schwelle eine weitere schwelle, und wendet sich wendet sich zu ihr, zu ihr, zu dem anderen auch in dem bauch, der runder wird

„vergiss nicht, nein, vergiss nicht, du gehörst mir, ihr gehört ganz mir!„

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Texte de Simone Molina - GB

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THREE       WORDS

three words. yes, three words, two short, another is longer, three words that should dance on the page. yet remain static, like lead soldiers. at attention. what are they guarding, and how, how can we look at them so that they will start dancing, start living, so. look at them. then, listen to them.  separately at first. and then together. Line, place, Process. ….plAce … liNE…….. Capitals, or small letters, words mixed, upset, out of line, strangled.

finally they ring, and resound. the line of the horizon, or the dividing line, the strong place or else: the place of death.

but Process…  … that drips, whistles, oozes sweat, that hold both sex and law. that runs down the chin like an over ripe, or over squeezed fruit. that throws you forward or forces you to slow down, to slow down so that time does its work to be patient another day, week, year. nine months, sometimes.

Process  that means maturation and inevitable days and nights, and heartbeat, and feet, and arms so little with fingers at the end of palms still closed. Which speak of dreams, and sounds within, sounds within, cavernous and outside, chopped up, intimate, sounds of a romantic voice of a love song or a lamentation, and deep sounds that anSwer, deny, resPond, Argument. and the horizon that fades away: the one of dreams achieved longing waits, incandescent, secret desires in the mixture of days.  over there, by the bar. one sees him leaning on his elbow, one turns his head. right before the kiss, one turns the head. one runs away. with a rounded belly. one runs away one catches the line of the horizon. one runs away he goes down the stairs. one dreams of before

frozen, here. in this place, here, overwhelmed by worrisome time buying fearful bursts, possessions that one is denied.

three words, yes, three words, two short, another is longer, the length of time to wait for the end of the kiss, or for him to leave, and leave you to dream of the abdomen that becomes rounder, in the warm place inside, in the cup of what soon, once the attachment is cut, will dig inside the void and marks all at once the separate

dream world..

lIne-pLace-PRocEsS

lIne-pLace-PROCESs…

liNE-PlAce-PRocESs

slowly, he goes down the stairs,

he hardly turns, hardly, listens, holding his breath, whimpering bitter tears, stopping sighs on the verge of nausea, holding back,  the forbidden sob, he hardly turns around. She, looks at him, she, stares at her round abdomen all soft inside, the waves that filter through viper-like partitions, worries provoked by pleasure.

he hardly turns around, hardly listens, but notices the shiver and then the calm

so, he crosses a threshold another threshold,  and says he says, to her, and to the other too in the abdomen that becomes round « don't forget, no, don't forget you are mine, you are entirely mine ! »

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Texte de Simone Molina - Fr

T R O I S     MOTS

trois mots.

oui, trois mots, deux brefs, un autre plus long,

trois mots qui devraient danser sur la page.

et qui restent statiques, comme des soldats de plomb.

au garde à vous.

que gardent-ils, et comment,

comment les regarder pour qu’ils se mettent à danser,

à vivre, donc. les regarder.

ensuite, les écouter.  d’abord séparément.

puis ensemble.

Ligne, place, Processus.

….plAce … liGnE……..

Majuscules,ou minuscules, mots

mêlés, dérangés,décalés, étranglés.

les voilà qui sonnent, et résonnent enfin.

la ligne d’horizon, ou celle de partition,

la place forte ou bien encore :la place du mort.

mais Processus… … qui suinte, siffle, exsude sa sueur,

qui contient sexe et loi tout à la fois.

qui vous dégouline du menton comme un fruit trop mûr,

ou trop pressé. qui vous jette en avant,ou vous oblige à ralentir,

à ralentir afin que le temps fasse son œuvre, à patienter encore un jour, une semaine,

une année. neuf mois, parfois.

Processus qui dit la maturation et l’inexorable des jours et des nuits,

et du battement du cœur, et des pieds, et des bras tout petits

avec les doigts aux bouts des paumes encore fermées.

Qui dit la rêverie, et les sons là-dedans, sons du dedans, caverneux

et du dehors, hachés, feutrés, sons d’une voix de romance

d’aubade ou de complainte, et sons graves qui réPondent, réfutent, riPostent,

Polémiquent. et l’horizon s’éloigne : celui des rêves aboutis des attentes langoureuses,

des incandescences, des voluptés secrètes dans le mitan des jours. 

là-bas, devant le bar. on le voit accoudé, on détourne la tête.

juste avant le baiser, on détourne la tête. on fuit. le ventre s’arrondit. on fuit on accroche

la ligne d’horizon. on fuit il descend l’escalier. on songe à l’avant figé, ici. à la place, ici, envahie d’atermoiements inquiets, d’éclats apeurés, de possessions que l’on refuse.

trois mots, oui, trois mots, deux brefs, un autre plus long,   long du temps à attendre la fin du baiser, ou qu’il s’éloigne, et vous laisse rêver au ventre qui s’arrondit, à la place chaude en dedans, au creux qui bientôt, l’attache coupée, qui bientôt creusera en dedans le vide et la trace tout à la fois et le monde séparé du rêve.

lIgne-pLace-PRocEssuS

lIgne-pLace-PROCESsus…

ligNE-PlAce-PRocESsus

lentement, il descend l’escalier, il se retourne à peine, écoute,à peine, le souffle suspendu, le gémissement des larmes d’amertume, le soupir arrêté au bord de la nausée, retenu,  le sanglot interdit, il se retourne à peine.

Elle, le regarde, elle, dévisage son ventre rond la douceur en dedans, l’ondoiement

qui tamise les partitions vipérines, les affolements provoqués à plaisir.

il se retourne à peine, écoute à peine, mais perçoit le frisson et puis l’apaisement alors, il franchit un seuil un autre seuil, et lance lui lance, à elle, à l’autre aussi dans le ventre qui s’arrondit « n’oublie pas, non, n’oublie pas tu es à moi, vous êtes entièrement à moi ! »

Simone Molina - 2006

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